L’école de la vie

Portfolio d’une étudiante en enseignement préscolaire et primaire pour qui la vie est une école et l’école, un lieu pour découvrir la vie!

Pourquoi cet en-tête?

Classé dans : Ma conception de l'enseignement — 13 septembre, 2009 @ 11:28

EXPÉRIMENTER !

C’est, à mon avis, par là que tout passe si on veut apprendre, intégrer et utiliser des notions et des concepts. De l’école primaire à l’université, être étudiant suppose de se frotter à de nombreuses théories. Dans la plupart des domaines où le facteur humain est prépondérant, rien ne vaut l’expérience, la mise en pratique et confrontation à la réalité. De cette façon, on adapte la théorie à qui l’on est, à notre environnement, afin de rester flexible. Savoir s’adapter en tout temps et en toutes circonstances, trouver des solutions et des procédés, voilà un des défis essentiels de l’enseignement!

Savoir-faire, savoir-agir, savoir-être

 Bienvenue sur mon blog! 

Stage 3, école Saint-Arsène, Rosemont-Petite Patrie (novembre-décembre 2010)

Classé dans : Stages — 17 février, 2011 @ 7:45

Le 3e stage se déroule en début d’année afin de faire vivre aux étudiants l’expérience de l’immersion dans une classe peu de temps après la rentrée. Les routines ne sont pas tout à fait rodées, enseignants et enfants apprennent encore à se connaître et à s’ajuster. 

J’ai effectué ce stage dans une classe de 3e année menée par un enseignant. Cela m’a donné l’opportunité d’observer la gestion de classe qui pouvait en découler. L’ambiance était différente, tout comme le rapport entre enseignant et élèves. Cependant, je ne possède pas assez d’expérience en enseignement pour déterminer ce qui venait du caractère d’Yvon et ce qui était engendré par le fait qu’il s’agissait d’un homme. 

Pour ce stage, j’ai réalisé un blog spécifique qui pouvait être consulté par les parents des élèves de la classe. Je leur avais bien évidemment donné la possibilité de m’écrire quand ils le voulaient. Le but était de créer un lien particulier entre eux et moi et de les informer aussi régulièrement que possible du déroulement de mon stage. L’expérience s’est avérée très intéressante mais parfois difficile à gérer car la prise en charge du groupe était importante et demandait beaucoup de préparation.

C’est par ici!    http://monstage.unblog.fr/

 Merci à Jean-Guillaume Dumont à qui j’ai emprunté l’idée du blog! Sourire

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Stages

Classé dans : Stages — 12 mai, 2010 @ 4:19

Extraits d’analyses réflexives sur les stages effectués durant le bacc, que ce soit avant, pendant ou après.

Il est important de garder une trace d’un stage et de pouvoir les comparer les uns aux autres afin de savoir de quelle manière on évolue, au fur et à mesure. Cela permet également de se remémorer qui l’on était lors des stages, comment on agissait et comment on percevait les choses!

Stage 2, école Saint-Marc, Rosemont-Petite Patrie (mars-avril 2010)

Classé dans : Stages — 11 mai, 2010 @ 1:34

Le 2e stage s’effectue toujours dans une classe de maternelle, afin d’inciter les étudiants à découvrir ce milieu qui suscite en général deux types de réactions. Soit ils ont hâte d’y aller parce qu’ils apprécient la relation qui s’établit entre les enfants d’âge préscolaire et eux, soit ils appréhendent énormément parce qu’ils ne savent pas s’ils seront en mesure de gérer des enfants qui demandent beaucoup d’attention et dont les apprentissages de base ne sont pas toujours achevés.

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 Dessins réalisés par des enfants de la classe.

 

Extraits de mon bilan de stage.

  • Les élèves:

La majorité de ces enfants évolue dans un environnement stimulant et diversifié. Beaucoup de parents travaillent dans un domaine lié à la culture et ont un bon niveau de vie. D’ailleurs, quelques uns des enfants savent déjà lire et écrire, même s’ils ne respectent pas encore la norme orthographique. 

  • Mon enseignante-associée :

L’entente a été très bonne car elle s’est toujours montrée amicale et accueillante. Elle a su me mettre à l’aise rapidement et m’a laissé la place dont j’avais besoin.

 Geneviève enseigne depuis 10 ans et on sent qu’elle aime ce qu’elle fait et les enfants dont elle s’occupe. Elle leur a inculqué un beau sens de l’empathie, de l’entraide et du soutien. (…) De plus, elle est très organisée! L’avantage, c’est que cela donne un cadre rassurant qui m’a permis de toujours savoir où elle en était, ce qu’elle attendait de moi et dans quelle direction j’allais. Dès le début, son sens aigu de l’organisation a parlé à l’anxieuse en moi qui a besoin de savoir où elle se situe pour être à l’aise. 

  • La prise en charge:

L’évolution de la prise en charge s’est faite de manière progressive. La première semaine, il s’agissait essentiellement de la routine du matin. Ensuite s’est ajouté celle du début d’après-midi, puis les ateliers (explications et supervision) et les jeux libres. Au début, si je me sentais moins à l’aise avec une activité un jour et que je souhaitais de nouveau observer Geneviève la faire, cela était possible. Enfin, la prise en charge a été totale pendant huit jours durant lesquels Geneviève sortait beaucoup de la classe afin de me laisser gérer le groupe. La gradation dans la durée de la prise en charge m’a parfaitement convenue.

La prise en charge totale était une période très intense qui m’a demandé une grande quantité d’énergie. À ce niveau-là, je suis soulagée d’avoir pu utiliser des idées et du matériel de Geneviève car je ne sais pas dans quel état je me serais retrouvée si j’avais dû en plus créer mes propres activités. Je sais que beaucoup l’on fait mais j’ai vraiment préféré avoir la possibilité de conserver une bonne énergie et une belle humeur avec les enfants.

  • Mes points forts :

Dans la mesure où j’ai un enfant qui a 4 ans ½, j’arrive à avoir une bonne compréhension des enfants qui sont en maternelle. Je suis à l’aise avec eux, je peux comprendre ce qui les affecte positivement ou négativement et j’ai la fibre maternelle qu’il est bon d’avoir avec les enfants de cet âge. (…) De plus, je me suis bien intégrée au sein de l’équipe-école qui m’a chaleureusement accueillie. Enfin, je sais recevoir les rétroactions et adapter ma façon d’agir et de travailler en fonction des commentaires qui me sont faits.

  • Mes points à travailler :

Je dois m’efforcer d’être constante et conséquente. Toutefois, à mesure que le stage avançait, il était de plus en plus aisé d’intégrer ces deux notions dans mes agissements.(…)

 

Activités réalisées en classe

Voici deux activités que j’ai créées et que j’ai fait réaliser par les élèves.

  • « Le massage des petites chauves-souris »

Cette activité commençait par la lecture de Stellaluna de Janell Cannon. Après la découverte de cette histoire dont l’héroïne est une jeune chauve-souris, les enfants devaient former des binômes pour se donner des massages à tour de rôle, en suivant les instructions données par l’enseignante. Or, les consignes elles-mêmes racontaient une histoire dont l’amorce était la suivante : « Comme Stellaluna, tu es une petite chauve-souris qui rêve de voler. Mais avant d’être capable de le faire, tu dois encore grandir et attendre que tes muscles deviennent assez forts. Alors, avant de te coucher, tu imites les chauves-souris adultes qui se détendent et s’échauffent avant de prendre leur envol. Mais attention, il ne faut pas faire de bruit car ta famille est déjà endormie!« 

Cette activité touchait les compétences 1 et 3 du préscolaire telles qu’énoncées dans le Programme de formation de l’école québécoise, c’est à dire « agir avec efficacité dans différents contextes sur les plans sensoriel et moteur » et « interagir de façon harmonieuse avec les autres. »

De plus, elle utilisait les stratégies motrices et psychomotrices, ainsi que des connaissances liées au développement sensoriel et moteur, au développement affectif et au développement social.

Enfin, elle stimulait les intelligences kinesthésique et intrapersonnelle des enfants.

Par la suite, les enfants devaient remplir une fiche d’appréciation sur laquelle ils coloraient les zones où ils avaient aimé recevoir des massages et dans une autre couleur celles qui leur avaient moins plu. Il va sans dire que certaines parties du corps n’étaient pas concernées par les massages!

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Exemples de fiches d’appréciation

 

  • « Une graine, une plante »

Là encore, l’activité s’amorçait avec une histoire nommée Patience, patience dans laquelle les dinosaures d’une classe de maternelle plantent des haricots et les observent pousser.

Après une activité sur les suites logiques créée à l’aide des étapes que l’on doit suivre pour planter une graine qui ont été présentées dans l’histoire, les enfants ont eux-mêmes plantés des lentilles et ont consigné dans un cahier d’observation ce qu’ils voyaient. Ils ont également illustrer les soins donnés à leurs graines (eau et lumière).

Cette activité en sciences et technologie touchait les compétences 5 et 6 du préscolaire telles qu’énoncées dans le Programme de formation de l’école québécoise, c’est à dire « construire sa compréhension du monde » (en « démontrant de la curiosité et de l’intérêt pour les sciences ») et « mener à terme un projet ».

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Couverture du cahier d’observation de l’activité

 

Photos diverses prises durant mon stage

  • Ateliers 

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  • Expérience: Flotte ou coule?

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Les élèves émettent des hypothèses de flottabilité pour les objets proposés

 

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Observation du résultat

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 Certaines hypothèses étaient les bonnes!

 

La maternelle est un niveau qui m’a toujours beaucoup attirée et grâce à ce stage, j’ai pu me rendre compte qu’il me conviendra le jour où je serai enseignante. Le type de rapport que l’on a avec les enfants me rejoint car il est aisé et naturel pour moi.

En outre, côtoyer Geneviève et ses collègues de la maternelle était très enrichissant car elles ont développé une belle amitié au fil des années et leur travail d’équipe s’en ressent. Elles ont su être des modèles inspirants pour le jour où j’aurai moi-même un groupe dont je devrai m’occuper.

 

L’éducation au Québec au fil des décennies

Classé dans : Articles autour de l'enseignement,Autour des cours... — 6 novembre, 2009 @ 12:04

J’ai sélectionné quelques vidéos qui traitent de l’éducation dans notre province. Certains sont à propos de moments-clés de l’Histoire, d’autres sont des sauts dans le temps afin d’assister à une leçon. Quelle chance d’avoir ces images d’archive qui donnent vie au passé!Il y a également des documents audio disponibles mais les vidéos m’ont semblé plus attrayants. N’hésitez pas à consulter le site des archives de Radio-Canada section éducation, il y en a de nombreuses autres!

(les textes ci-dessous sont issus du même site)

- Leçon de catéchisme (1959)

- La commission Parent (1963)  » « Qui s’instruit s’enrichit », clament les réformateurs. En 1960, c’est l’heure de la « Révolution tranquille ». La réforme de l’éducation devient l’un des puissants symboles de ces changements, dont les enjeux sont, entres autres, l’affirmation de la culture québécoise, en rupture avec la culture canadienne-française catholique, le transfert du contrôle de l’éducation de l’Église à l’État et le désir des Québécois francophones d’atteindre par l’éducation un statut social comparable à celui des anglophones. (…) »

- Paul Gérin-Lajoie et la réforme de l’éducation (1963) « Au début des années 1960, la création du Conseil supérieur de l’éducation et du ministère de l’Éducation suscite bien des remous au sein de la société québécoise. La décléricalisation du système que suggère la Commission d’enquête sur l’enseignement, mieux connue sous le nom de commission Parent, déplaît à une partie de la population et au pouvoir religieux. L’Église s’inquiète de voir l’éducation passer dans le champ du politique, et d’être ainsi dépossédée d’un secteur qu’elle contrôle depuis près de cent ans. (…) »

- La maternelle des enfants sourds (1970) « L’équipe de Femme d’aujourd’hui a filmé les enfants de la maternelle au Centre de l’ouïe et de la parole de Québec. Comme en témoigne une des enseignantes, les apprentissages adaptés visent à permettre aux enfants sourds ou malentendants de s’intégrer rapidement dans une classe ordinaire.
Les années 1970 sont un tournant majeur dans l’organisation des services aux personnes handicapées du Québec. La création du ministère des Affaires sociales en 1970 et l’adoption de la Loi sur la santé et les services sociaux en 1972 entraînent de profonds changements. L’intégration sociale des personnes handicapées est au cœur de cette réorganisation. »

- Création du Ministère de l’éducation (1966) « L’éducation est officiellement sous la tutelle de l’État. Mais le ministère et le Conseil supérieur de l’éducation sont crées dans la controverse. Plusieurs sont opposés à leur création, parmi lesquels les évêques de Montréal, menés par le cardinal Paul-Émile Léger. Même le premier ministre Jean Lesage, dès le début de son mandat, signifie sa désapprobation face à cette nouvelle autorité. Les recommandations du rapport Parent, ainsi que l’influence de Paul-Gérin Lajoie, qui deviendra le tout premier ministre de l’histoire de ce ministère, lui font petit à petit changer d’idée. »

- Le combat pour une école laïque n’est pas terminé (1978) « Il faudra attendre plus de 35 ans après la sortie du rapport Parent pour que le système scolaire québécois soit déconfessionnalisé. Le 9 juin 1997, l’Assemblée nationale vote une loi qui dote le Québec de commissions scolaires linguistiques (francophones et anglophones) pour remplacer les commissions scolaires confessionnelles. L’adoption de cette loi nécessite un amendement à l’article 93 de la Constitution canadienne. Compte tenu du consensus général, Ottawa fait passer le projet comme une lettre à la poste à quelques jours des Fêtes de 1997. »

- 40 ans après la réforme de l’éducation (2000) « Paul Gérin-Lajoie et Guy Rocher rappellent l’époque de la commission Parent et du projet de loi 60 sur la réforme de l’éducation. »


 

Ces documents sont regroupés dans un dossier très intéressant nommé « Éducation, la fin d’un système (1961-1966) » qui regroupe un grand nombre de vidéos et de documents audios.
 

Journée d’éducation à la santé

Classé dans : Autour des cours... — 5 novembre, 2009 @ 11:05

Il y a quelques semaines, l’UQAM a organisé une journée d’éducation à la santé pour les étudiants de première et de deuxième année du bac. L’initiative était très intéressante, dans la mesure où ce domaine est primordial pour le développement harmonieux des enfants. Ils passent une très grande partie de leur temps à l’école et les intervenants qu’ils côtoient au quotidien ont le devoir de les informer sur les bienfaits d’une alimentation saine et sur l’importance de l’activité physique. 

Nous étions séparé en groupes et nous n’avons pas tous assisté aux mêmes ateliers. J’ai eu l’occasion d’en suivre 3 : un sur l’ergothérapie, un sur l’activité physique et l’alimentation (la dénomination différait probablement) et un sur le « brain gym ».

- Quelle chance d’avoir pu assister à la conférence sur l’ergothérapie!! On ne soulignera jamais assez l’importance d’une posture et d’un matériel adaptés pour travailler plus efficacement, qu’on soit enfant ou adulte! Nous sommes presque tous issus d’une génération où on se souciait peu de ce genre de détails et cela se constate simplement en nous regardant en classe, lorsque nous sommes assis et que écrivons, ou dans la façon que nous avons de tenir notre crayon. Ce qui a été dit était dans la veine des informations que nous abordons dans un cours vraiment très intéressant donné par une femme passionnante et passionnée (France Simard pour ne pas la nommer).

-  L’activité physique et l’alimentation, sujets classiques pour une journée consacrée à l’éducation à la santé! Il était intéressant de voir que les initiatives de valorisation d’une hygiène de vie saine se multiplient dans les écoles.

- Le « brain gym »… ouf, là, ça se gâte! L’idée a tout pour enchanter : en pratiquant chaque matin différents exercices, les enfants seraient en mesure d’apprendre plus aisément, d’augmenter les performances sportives, de surmonter les difficultés d’apprentissage, d’explorer dons et talents, de s’organiser plus efficacement, de se concentrer plus facilement, de développer leur mémoire, de concrétiser et finaliser efficacement leurs projets, de se sentir mieux dans leur peau. (dixit le site internet belge du brain gym). Je suis d’accord avec l’idée que le mouvement aide à l’oxygénation du sang et des organes et prépare le cerveau à être plus réceptif. D’accord avec l’idée d’offrir aux enfants un moment où ils prennent contact avec les parties de leur corps de façon consciente car ils doivent les sentir et les percevoir de façon indépendante pour pouvoir faire les exercices. D’accord avec l’idée de les faire bouger lorsque leur attention diminue. Mais je doute que cela permette réellement de parvenir aux résultats mis en avant par la dame que nous avons vu. J’ai eu l’impression d’assister à une séance de vente d’une méthode miraculeuse et infaillible qui pouvait permettre à tous les enfants du monde de devenir des élèves parfaits. « Brain gym » était LA réponse à tout et la dame était son messager venu nous apporté la vérité. J’exagère un peu mais à mes yeux, la méthode employée n’était pas sans rappeler celles utilisées dans l’endoctrinement. En plus, des justifications neurologiques (qui nous échappaient bien sûr) ont emballé le tout avec grâce. j’aurais aimé que la prof dont je parlais précédemment, et qui est diplômée en neurologie, soit là pour voir ce qu’elle en aurait pensé!

 

En résumé, la journée était intéressante et enrichissante mais une rencontre pour faire un retour aurait été nécessaire, ne serait-ce que pour mettre en éveil l’esprit critique de chacun face aux informations données.

 

Des conséquences de l’étiquetage des enfants

Classé dans : Articles autour de l'enseignement — 4 novembre, 2009 @ 9:34

Décrocheur : un mot qui fait peur à n’importe quel système d’éducation car il est le symbole de ses failles et de son incapacité à être efficace pour tous. Mais le décrocheur est avant tout un enfant dont le parcours le vouait très tôt à finir de cette manière, parce que dès ses premières années, il a été non seulement étiqueté, mais également catalogué, jugé, puis relégué. C’est aussi un enfant avec ses fragilités, sa sensibilité, sa volonté parfois bafouée par un système et des gens qui n’ont pas su (pas pu?) trouver des méthodes qui pouvaient l’aider.

Alors, décrocheurs ou décrochés par le système d’éducation et la société?

De la nécessité d’être un enseignant passionné

Classé dans : Articles autour de l'enseignement,Ma conception de l'enseignement — 4 novembre, 2009 @ 7:47

Le phrase sonne comme une évidence car on sait que dans la vie, en général, c’est quand on met du coeur à l’ouvrage, de la passion et du plaisir que l’on réussi ce que l’on entreprend!

Pourtant, beaucoup sont enseignants par dépit, à défaut de pouvoir faire autre chose selon eux. En place depuis trop longtemps, blasés, ou bien n’ayant jamais vraiment eu le goût du métier. Mais derrière un enseignant démotivé, combien d’élèves au regard éteint et à l’esprit absent?

Ahhhh, si les profs pouvaient…

Stage 1, école Madeleine de Verchères, Rosemont-Petite Patrie (mars-avril 2009)

Classé dans : Stages — 3 novembre, 2009 @ 4:14

Analyse réflexive suite à une première journée de pré-stage :

« (…) Comme dans beaucoup d’écoles montréalaises, la classe de 1ère année dans laquelle j’effectue mon stage comporte plusieurs ethnies. Et comme dans beaucoup d’écoles à travers le monde, cette classe compte quelques enfants avec des difficultés d’attention ou de comportement. Il me semble que (…) les étudiants que je côtoie à l’université sont peu préparer à cela, malgré les cours qui portent là-dessus. Le fait est qu’ils le vivent d’un point de vue extérieur. Ils l’observent, le côtoient mais la multi-ethnicité (…) ne font pas partie de ce qu’ils sont, de leur éducation. (…) j’ai grandi dans un milieu populaire, entourée d’immigrants. J’ai été en contact avec toutes sortes de cultures depuis mon plus jeune âge. je me sens donc en mesure affirmer que je suis bien outillée pour comprendre certaines problématiques découlant du fait que différentes communautés se côtoient sans se connaître (…). Alors que pendant certains cours d’université, je me demandais si j’étais à ma place dans ce programme, cette première journée m’a assurée que je pouvais avoir un rôle important à jouer dans une école par ma capacité à envisager certaines problématiques sous un angle différent. (…) »

 

Analyse réflexive en cours de stage :

« (…) Cette analyse se base sur une constatation générale plutôt que sur un fait particulier.
Dès le début, j’ai été assez surprise par le double visage qu’offrent les enseignantes (j’ai moins observé cela chez les hommes) : dans la salle des professeurs, elles sont joyeuses, souriantes et de bonne humeur. Par contre, dès qu’elles sortent pour récupérer leur classe, leurs visages deviennent fermés et sévères, leurs bras se croisent et leur belle humeur disparaît. Je comprenais mal ce contraste dans la mesure où aucune d’entre elles ne semblent considérer son travail comme une corvée. J’étais d’ailleurs assez déçue que ce soit ce visage et cet air-là que les enfants voient le plus souvent. Je craignais même d’agir de la même façon car les stagiaires en début d’études, nous sommes influençables et malléables. D’autant plus que je trouvais cette attitude en désaccord avec ma vision des choses car dans la mesure du possible, ce n’est pas par la peur et la menace que j’aimerais obtenir une écoute de qualité, des résultats et un intérêt pour l’école de la part des enfants.Par la suite, j’ai constaté à quel point les enfants utilisent la moindre petite faille pour s’immiscer dans un interstice du cadre qui est établi pour laisser libre cours à leur agitation. Ainsi, cette attitude froide et sévère sert à montrer qu’en entrant dans les escaliers pour monter en classe à la fin de la recréation par exemple, les enfants ont quitté l’espace de jeux et de liberté de la cour et doivent reprendre le contrôle d’eux-mêmes afin de se mettre dans un état d’esprit propice à l’apprentissage. (…) »

 

Analyse réflexive en fin de stage (concernant la gestion de classe):

1)    Description :
Durant la dernière semaine de stage, mon enseignante-associée a réorganisé la classe. (…) Après la réorganisation, les enfants étaient placés en équipes de 4. De nouvelles règles ont également été mises en place : les équipes pouvaient gagner des points et à la fin de la journée, l’équipe dotée du plus grand nombre de points avaient un privilège. Il était également possible de perdre des points (…). J’ai trouvé très intéressant d’avoir l’opportunité d’assister à la mise en place d’une stratégie pédagogique différente de celle en vigueur lors de mon arrivée dans la classe.

2)    Examen

Le nouveau système a suscité un vive enthousiasme chez les enfants. Certains ont néanmoins été contrariés en découvrant quels étaient les membres de leur équipe. Dans 2-3 équipes, l’alchimie fonctionnait à merveille. Les enfants étaient disciplinés et avaient vite compris où était leur intérêt. Dans une autre, comprenant un enfant relativement indiscipliné, la mise en place a été un peu plus ardue. Néanmoins, l’un d’entre eux s’est avéré agir en tant que leader et rappelait ses camarades à l’ordre lorsque c’était nécessaire. Il y a une équipe pour laquelle l’efficacité s’est passablement effritée au fil des jours à cause de bavardages incessants. J’imagine que le plus grand défi à relever consiste à créer des équipes qui fonctionnent. (…) Cela dit, il est difficile de réussir à ne créer que des équipes parfaites compte tenu de la diversité de caractères des enfants de la classe.

3)    Généralisation

Très éloignée des systèmes privilégiés lors de mon enfance, cette méthode met en avant l’avantage d’avoir un bon comportement et d’agir de façon responsable, vis à vis de soi et du groupe. Elle valorise l’esprit d’équipe, l’entraide et apprend aux enfants à négocier avec les différents caractères qu’il peut côtoyer. Ce système valorise les bons coups, l’écoute et les bons comportements. Ainsi, une équipe plus dissipée n’est pas blâmée pour ses mauvais comportements, elle va plutôt manquer des privilèges. C’est une façon de faire qui me rejoint dans la mesure où elle s’approche de celle que je pratique avec mon enfant. Plutôt que d’avoir moins s’il agit mal, l’enfant ne bénéficie pas du « mieux » qu’il aurait pu obtenir, le poussant ainsi à agir pour obtenir plus plutôt que de tenter de conserver ce qu’il a déjà, de maintenir le statu quo.
(…)

Cette méthode est d’autant plus intéressante qu’elle propose aux enfants une autre façon d’interagir entre eux, de travailler et de se valoriser. De plus, elle est une alternative idéale lorsqu’un système s’essouffle. Lors de mon stage, j’ai parfois agi de façon répressive afin de m’imposer. Cependant, il n’a pas fallu très longtemps pour que cela perde de son efficacité auprès de certains élèves. L’arrivée de cette nouvel organisation a donc été bénéfique pour moi. Aussi, outre le fait d’avoir pu constater qu’alterner les méthodes de gestion de classe et de pédagogies permet de relancer la machine lorsqu’elle s’essouffle, j’ai eu l’occasion d’observer une méthode plus en adéquation avec ma perception de la gestion de classe et du rapport à avoir avec les élèves. 

Lectures

Classé dans : Lectures — 21 septembre, 2009 @ 10:16

Lectures marquantes, en cours ou à venir.

Les livres sont pour moi une mine d’or inépuisable, une porte grande ouverte sur un monde d’expériences, de témoignages, de conseils ou de courants de pensée qui m’inspirent et me stimulent dans ma volonté de me rapprocher de ce qui est, pour moi, une enseignante idéale.

« Approche neuroscientifique de l’apprentissage et de l’enseignement »

Classé dans : Lectures — 21 septembre, 2009 @ 10:15

de Madeleine Roy et Jean-Marc Denommé

Situé dans mon top 5 des livres à lire très prochainement! 
« Cette étude sur les modes d’apprentissage (la mathétique) donne un fondement scientifique aux processus impliqués dans la formation scolaire. Pour les auteurs, plutôt que de voguer sur des modes passagères, la pédagogie devrait reposer sur les données récentes des neurosciences cognitives, car cette approche permet d’expliquer comment l’étudiant apprend. Ce livre s’adresse aux enseignants en exercice ou en formation de toutes disciplines et de tous niveaux. Il sera également utile aux parents, aux formateurs, aux animateurs, aux gestionnaires et aux chercheurs. De même, toute personne intéressée à comprendre de quelle façon s’acquiert et se transmet une connaissance y trouvera de quoi nourrir sa réflexion. »

 

Une diplômée en sciences médicales, qui a fait deux années d’études post-doctorales en neurosciences, qui a dirigé un programme de neuropsychiatrie et fait carrière au département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières associée à un diplômé (études supérieures) en linguistique doté d’une maîtrise ès arts, d’une autre en philosophie et d’un Ph. D. en lettres ont co-écrit ce livre. Peut-on rêver d’une plus belle rencontre pour un tel thème??